J’ai lu « Rich dad, Poor dad »

Rich dad, poor dad

En ces temps de vacances estivales, beaucoup d’entre nous en profite pour lire les pieds dans le sable. Etant moi aussi adepte de cette sympathique pratique, je me suis lancé et lu le fameux « Rich dad, Poor dad » de Robert Kiyosaki unanimement reconnu pour étant l’un des « must read » des finances personnelles.

Rich dad, poor dad

Le livre en question. Il faut aller au delà de la couverture « violet-jaune-sourire ultrabrite ».

Je ne me risquerai pas à faire une critique littéraire du livre mais simplement vous résumer l’idée générale qui en transpire ainsi que mon avis sur le sujet.

Rich dad, poor dad en résumé

Tout d’abord, Robert Kiyosaki se sert de son enfance et du contexte dans lequel il a grandi pour nous introduire à son univers : Rich dad, poor dad commence donc dans le monde du petit Robert, 9ans mais déjà intéressé par ses finances et cherchant à devenir riche, belle précocité.

Rich dad, poor dad commence par un choc des cultures entre d’un coté son père génétique, sorte de fonctionnaire intègre et formaté (poor dad) et le père de son ami Mike, un manuel, sans diplôme mais ayant la fibre entrepreneuriale (rich dad) et qui finira par devenir son mentor. Je ne sais pas si ces exemples sont réels ou fictifs mais ils permettent en tous cas au lecteur de s’identifier à l’un ou l’autre assez facilement (En tous cas l’on reconnaît là le style narratif traditionnel américain toujours très… manichéen)

La grande théorie du livre Rich dad, poor dad est de démontrer qu’il n’y a pas de lien entre le niveau d’éducation générale des masses et leur niveau d’éducation financière : l’école évitant comme la peste le sujet de l’argent, nous nous retrouvons tous démunis et en manque cruel d’éducation financière, et ce quelque soit notre niveau social ou d’éducation.

Robert Kiyosaki entend ensuite aider ses lecteurs en partageant avec eux les clés de son succès qui seraient pour simplifier :

  1. Travailler et mettre de l’argent de coté, puis se mettre à son compte
  2. Investir massivement sur des actifs et non sur des dépenses
  3. Acheter toujours plus d’actifs et réduire ses dépenses et passifs jusqu’à devenir indépendant financièrement.
  4. Ne pas hésiter à aller à contre courant de l’opinion générale, de vos amis ou des « chicken little »

Concernant les investissements réalisés, Rich dad, poor dad donne quelques exemples notamment en immobilier et en bourse : ceux-ci paraissent aujourd’hui totalement détachés de la réalité : une maison achetée à 50000$ et rapportant plus de 1000$ / mois en loyer par exemple (soit un petit 25% de rendement) , des actions achetées 0,3$ et valant quelques mois après plus de 30$… probablement des faits avérés mais impossibles à modéliser.

Rich dad, poor dad compare sans cesse la façon dont les pauvres et la classe moyenne gèrent leurs finances en comparaison des « riches » dont il exhorte ses lecteurs à faire partie en changeant leur mode de fonctionnement : « The poor and the middle class work for money, the rich have their money working for them » Les pauvres et la classe moyenne travaillent pour l’argent, les riches ont leur argent qui travaille pour eux.

Il termine ensuite par une succession de conseils parmi lesquels la formation et l’acquisition de connaissances est le pilier inamovible, le meilleur actif à votre disposition est votre cerveau à condition de vous former, ne pas hésiter à changer de travail non pour gagner plus mais pour vos former,  bref nous sommes dans l’âge de l’information et des connaissances comme le dit Robert (et d’autres avant lui).

Mon avis sur Rich dad, poor dad

Pour commencer, je vous conseille réellement de lire ce livre disponible à un prix modique cliquant sur ce lien (ou ici en traduction française), vous aurez en main l’un des livres les plus vendus, plébiscités dans le domaine, franchement au prix proposé c’est cadeau.

Ensuite, je dirai que le livre s’adresse avant tout aux débutants voire à ceux n’ayant jamais eu reçu la moindre éducation financière car il assène les principes de base que les lecteurs de combattrelacrise.fr connaissent bien : se payer en premier,  épargner, investir, éviter les dettes pour autre chose qu’un actif, diminuer ses charges, augmenter ses revenus, investir, se mettre à son compte en tant qu’entrepreneur…

Rich dad, poor dad aborde sans complexe la question de l’argent mais aussi de l’éducation : de même qu’en France, aucune éducation financière n’est inculquée aux enfants américains. Résultat : des personnes travaillant dans des postes à responsabilité ou hautement qualifiées tels que des médecins, professeurs et pourtant  totalement « illettrés » sur le plan de l’éducation financière : j’ai  personnellement pu remarquer ce point un grand nombre de fois,  et je trouve l’analyse de Robert Kiyosaki très pertinente à ce sujet, surtout quand il ose faire le parallèle avec nos hommes politiques et évoque la situation économique parfois désastreuses de nos pays occidentaux (Etats Unis, Japon, France…) à coup de charges financées par la dette et autres aberrations économiques.

Père riche, père pauvre, points faibles

Même si j’ai trouvé le livre globalement très pertinent, certains points m’ont cependant dérangé ou n’emportent pas mon adhésion : Rich dad, poor dad donne des exemples parfois à la limite de « bisounours land » et même si l’auteur lui même jure qu’il est toujours possible de trouver des bonnes affaires partout, il est reste néanmoins très tentant de penser qu’il a également pu bénéficier d’une période de boom économique sans précédent et à mille lieues du contexte économique actuel ; tomber sur une maison à 20000$ en faisant son jogging le matin, et la revendre 3 fois son prix quelques mois après : y’en a qui ont de la chance !

Robert Kiyosaki semble également ne pas être un grand fan de la diversification des actifs, ce qu’il prône en parallèle d’une prise de risque importante vers la fin du livre : cette méthode peut certes s’avérer efficace mais reste très dangereuse à moins de savoir exactement ce que l’on fait et va globalement à l’encontre du bon sens financier : il ne faut jamais mettre tous ses œufs dans le même panier.

Parmi les points négatifs je citerai également un sens aigu de l’auto-promotion sur ses autres livres, son jeu de société, les livres de sa femme ainsi que les différentes citations d’auto-congratulations sont un peu agaçantes : il n’y a rien de mal à gagner de l’argent avec ses connaissances, ou à décliner la recette d’un succès selon les cibles (Rich woman, rich dad for teens,  smart kid, rich kid, etc.) mais de là à faire 19 déclinaisons différentes… il ne manque plus que rich dog et rich cat !

En conclusion et malgré les quelques réserves émises plus haut, je conseille fortement ce livre à tous ceux qui veulent améliorer leur éducation financière : le livre développe une méthode de réflexion saine et efficace, et utilise un langage à la portée de tous ce qui fait de rich dad, poor dad un véritable ouvrage de vulgarisation, un classique de l’éducation financière à mettre entre toutes les mains.

Avez-vous lu ce livre ? Qu’en avez-vous pensé ? Partagez-vous mon opinion sur Rich dad, poor dad ? Partagez vos avis en commentant l’article !

3 Commentaires

  1. christophe
  2. christophe

    c’est vraiment un bon livre mais je suis tombe sur un article sur linkedin qui m’a amené a cette vidéo. Ces commentaires sont très pertinents qu’en pensez vous?

  3. Joachim franck monthe

    Cela me fascine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *