Un potager pour faire face à la crise ?

Un potager face à la crise

Aujourd’hui, un article invité, celui de Cécile du blog éponyme La tirelire de Cécile qui nous décrit un moyen original pour combattre la crise avec un potager !

 

Depuis le printemps 2011, j’ai mon propre potager : j’ai commencé par une petite bande de terre de 1m x 5m, et je l’ai depuis étendue avec des bacs et des pots. Aujourd’hui je voudrais vous parler des raisons qui m’ont poussées à faire ce potager, des retombées économiques et des leçons apprises.

Un potager face à la crise

Un potager face à la crise

 

Un potager pour quoi faire ?


Il y a plusieurs raisons qui peuvent pousser à commencer un potager, voici mon top 5:

1. Diversifier ses légumes et faire quelques extras. Au supermarché, certains légumes et fruits sont chers alors qu’ils sont relativement facile à cultiver. Les tomates cerises et les fruits rouges sont un bon exemple. Je n’achète jamais de tomates cerises parce que je trouve que c’est bien trop cher même si j’aime beaucoup ça. Et depuis 2 ans, je peux en manger tous les jours en été. Un autre de mes exemples préféré, c’est la roquette. Dans ma région, elle se vend très cher en supermarché, elle est difficile à trouver, alors que l’an dernier, avec un seul pied de roquette dans mon jardin j’ai eu largement de quoi me nourrir pendant plusieurs mois. Et en plus elle avait plus de goût !

 

2. Avoir des légumes frais à portée de main. Un bon exemple, ce sont les herbes aromatiques. Au supermarché, les herbes fraiches se vendent dans des boîtes en plastique. Et bien souvent il y en a trop peu pour le prix et trop pour votre besoin et la moitié de la boîte finit par pourrir dans votre frigo (sauf si vous êtes bien organisé et que vous congelez vos excédents). Avec quelques pots de basilic, menthe, persil et autre, vous êtes parés.

 

3. Avoir des légumes de qualité. Les légumes de votre jardin, vous savez qui les a plantés, dans quelles conditions, ce qui a été ajouté dessus (souvent rien), etc.

 

4. Finir le mois sans se serrer la ceinture et combattre la crise. A ce sujet je n’ai pas trop d’expérience, mon jardin n’étant pas un besoin économique. Je l’ai effectivement commencé en me disant que c’était toujours ça de pris, mais si je devais vivre sans, je pourrais. Je conseille la lecture de cet article à ceux qui s’intéressent entre le lien crise-potager. (http://www.politis.fr/Quand-les-potagers-deviennent-un,19030.html)

 

5. La satisfaction. C’est difficile à décrire, je pense qu’il faut avoir soi-même planté une graine de tomate (minuscule) et l’avoir vu se transformer en une plante géante qui donne des centaines de petites tomates cerises pendant quelques mois pour comprendre. Il y a quelque chose de magique à faire pousser ses légumes. Quand on se lance dans un potager, on devient producteur d’une part, mais également expérimentateur, observateur…

 

Est-ce que je vais économiser beaucoup d’argent avec mon potager ?


D’après mon expérience, la première année on ne gagne pas grand chose avec son potager parce qu’il faut commencer par un petit investissement. Dans mon cas : de la terre, quelques outils, un système d’arrosage… Il y a toujours moyen de faire des économies sur l’investissement : partager des outils avec d’autres, récupérer des planches pour faire des bacs, des seaux vides pour faire des pots, etc…

C’est également une bonne idée d’étaler l’investissement sur plusieurs années. Par exemple la première année je n’avais qu’une bande de terre, l’hiver j’ai ajouté des bacs, l’été d’après j’ai ajouté des pots…

Une fois passé le cap du premier investissement, on commence à récupérer les bénéfices. Surtout si vous vous regroupez à plusieurs pour acheter des graines.

 

Quelques conseils


Un potager demande pas mal de temps au démarrage lorsqu’il faut préparer la terre par exemple. Ça peut être une bonne idée de commencer pendant une semaine de vacances. Une fois passé l’aménagement du potager, c’est plus simple, il s’agit seulement de désherber de temps en temps, de vérifier que tout pousse bien et bien sur, de récolter ce qui est mûr ! Comptez environ 20 minutes tous les deux/trois jours si vous avez une grande surface. Moins si vous n’avez qu’une petite bande de terre et un arrosage automatique!

Faites votre potager proche de votre maison pour que ce soit facile d’aller chercher les légumes et les herbes dont vous avez besoin.

Si vous avez peur de ne pas y arriver ou de laisser tomber rapidement, commencez par des trucs faciles : quelques pots d’herbes aromatiques par exemple. Pour ceux qui n’ont qu’un rebord de fenêtre, c’est peut-être tout ce que vous pourrez faire pousser! Si vous possédez un petit balcon, testez des plantes grimpantes comme les haricots ou les fèves, vous n’aurez pas besoin de trop de surface.

Testez plusieurs variétés pour voir celles qui poussent le mieux sur votre terrain, et celles que vous appréciez le plus ! Et encore une fois, essayez de trouver d’autres jardiniers avec qui partager des graines !

J’espère que ces quelques conseils vous seront utiles et que vous allez vous lancer !

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